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décembre 09, 2004

Les temps du document

Le site Archives SIC (Archive Ouverte en Sciences de l'Information et de la Communication), entretenu par le CNRS, a récemment mis en exergue le travail du groupe Fant-AS-STIC autour des « Temps du document numérique ». Séduit par la phraséologie scientifique qui m’a rappelé mes années Maths je me suis penché sur le document ; je vais tenter ici de vous retranscrire ce que j’en ai retenu. Le document plein texte est disponible ici.

En premier lieu, qu’est-ce qu’un document ? Le groupe le définit ainsi : Document=R(L,A,D,S). En mode texte cela signifie que « Un document est une relation quaternaire asynchrone entre un auteur, un discours, un support et un lecteur » ou encore que s’il faut un auteur porteur d’un discours inscrit matériellement pour parler d’un document ce n’est pas suffisant : il existe une seconde face, celle du lecteur, du receveur du message. L’exemple retenu est celui des peintures rupestres qui ne deviennent documents qu’au moment de leur découverte. Personnellement j’aime bien cette idée même si elle réduit mes tentatives passées d’écriture à tout sauf à un document :D


L’espace documentaire
est lui perçu comme un pont entre le lecteur et l’auteur, et fait de mémoire, de structuration, de mise en relation de documents. Il apparaît donc bien ici comme un média traversant le temps. Le temps documentaire est constitué de l’apparition de nouveaux documents, de leur disparition ou modifications mais aussi de la succession de chapitres et est lié à l’espace documentaire (l’inscription d’un discours l’affranchit du temps social, celui que nous partageons, et demande au lecteur un effort de reconstruction temporelle).

Au niveau de l’indexation, le document a plusieurs rapport au temps (date de publication pour un bouquin, entre autres, mais aussi durée pour un film ou un disque, dates inscrites dans le document…) et nombre de SGBD et de thésaurus marque ce rapport au temps (RAMEAU, FRANTIQ…). Pour l’aspect recherche j’ai découvert le langage TDRL (explicité page 18-19 du document) et l’outil de configuration CVS qui permet, à partir d’un document de retrouver les versions précédentes et les changements entre versions.
Je vous passe les recherches dans le document audiovisuel (de bon cœur ;)

Avec les documents numériques apparaît une volatilité du contenu des documents jusqu’alors inconnue. Les moteurs de recherche sur le Web résolvent ce souci en vérifiant régulièrement les URL mais le problème devient alors : comment conserver une image d’un document à un temps T s’il est différent à T plus quelque chose ?

Vient ensuite une réflexion sur le temps dans les documents XML qui montre les limites des trois langages de manipulations principaux (XPath, XQuery et XSLT) dès lors qu’on souhaite travailler avec des données temporelles.

Le temps dans la restitution de documents (pratiquement : je demande un doc quand l’aurais-je ?), et la pertinence de celle-ci (qui dépend du profil du demandeur) est un autre temps important - et porteur aujourd’hui de nombreuses contraintes économiques (le cas de la télé assistance est le plus parlant des exemples cités)

Je vous fais grâce des questions logiques de représentation qui, si elles ne manquent pas d’intérêt, poseraient trop de difficultés à résumer, d’autant plus que je n’ai pas tout compris. Bon d’accord, surtout parce que je n’ai pas tout compris ;)

Enfin les documents multimédias posent diverses questions temporelles spécifiques, tant au niveau de la lecture qu’au niveau de la production même du document mais je me demande bien si je fatigue ou si le document se complique, toujours est il qu’il vous faudra i) attendre que je comprenne (option à oublier) ii)vous pencher dessus (bon courage) iii) vous dire que de toutes façons vous bossez pas au CNRS et que votre Cédérom fonctionne à merveille pour l’instant, et à n’importe quelle heure :D

Plus simple est la fin de chapitre sur le multimédia qui distingue le temps de l’interface (ou temps de la machine, c'est-à-dire le temps de chargement – le plus court sera le mieux merci – le temps de lecture et le temps d’interaction) du temps cognitif (temps réel, temps narratif et temps mythique – contextuel serait plus parlant) dans la version Luesebrink.

1 Comments:

  • Vivement le temps de la vulgarisation pour le commun des mortels...

    By Anonymous Anonyme, at 7:34 PM  

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