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février 14, 2005

Du plaisir des notices

Les chemins sinueux des projets pachydermiques m’ont écarté il y a peu des journées d’avant, et mon métier semblait s’être transformé, préférant à l’odeur du papier les rayonnements de l’écran et le bruit du clavier à celui du feuilletage. Etonnant tout de même. La plupart du temps on arrive à la documentation en se préparant aussi aux bibliothèques. Le goût du livre a guidé, au moins au début, nos pas. Et puis le temps passe et on se retrouve à coder, à surfer, à noircir des pages openoffice.
Alors j’ouvre le dossier des notices en retard. Je retrouve mes titres. On s’y attache à ses titres. J’ai même l’impression de retrouver certains amis. On s’arrête sur un article au chapeau accrocheur ou à la signature bien connue par son ton percutant. On synthétise, on décrit, on range. Joli paradoxe pour un esprit comme le mien, bien souvent partagé dans cette profession, cette volonté d’étiquetage qui côtoie un goût immodéré pour l’original, le différent, l’inclassable.
Il y a 3 ans je ne pensais pas m’intéresser à la réduction des risques, à la politique familiale, ni même au VIH mais à force de les lire, les acteurs de la prévention, on se prend à partager les opinions, à construire une pensée qu’il nous plait d’entretenir. Ainsi je garde de mon passage en BM un goût certain pour livres hebdo – qui, avouons-le, ressemble à un cosmopolitain pour bouquins dans le sens où il y a plus de pub que de contenu – et les agitations du monde de la lecture publique, puis d’une autre expérience une sensibilité aiguë aux choses du conte et de la tradition populaire. C’est une autre chance de ce métier.
Une journée à faire des notices, ça fait du bien.